Contrats de coopération technique: la peur du lendemain…

 

Y.B[1] travaillait sur un projet de coopération technique à Genève. Au mois de juin 2016, elle a appris la mauvaise nouvelle : son contrat ne sera pas renouvelé ! Résignée, c’est tout un rêve  qui s’évanouit pour cette collègue. Sans contrat, elle a dû quitter précipitamment  la Suisse où son séjour était conditionné par ce  contrat.

Comme Y.B, beaucoup de nos collègues  travaillent sur des projets de coopération technique. Leur point commun, c’est la peur du lendemain à cause de la précarité de leur emploi. Certains collègues ont travaillé pendant plusieurs années sur ces projets. Avec les années qui s’accumulent, le rêve d’une carrière au BIT prend forme. Ce rêve, c’est la possibilité d’avoir une vie professionnelle épanouie, avec une sécurité de l’emploi afin de s’offrir de meilleures conditions de vie avec leurs familles. Hélas, le désenchantement est souvent au rendez-vous et les espoirs d’une vie meilleure fondent comme  neige au soleil!

Que faire pour ces collègues qui aspirent à une vie professionnelle plus stable au sein de notre Organisation ? Pour le syndicat du Personnel, la sécurité de l’emploi pour les personnes bénéficiant de contrats financés par la  coopération technique reste et demeure une priorité absolue. Le syndicat s’est engagé dans  le cadre  des négociations avec l’Administration à tout faire  pour éliminer les contrats précaires au sein de notre Organisation. La route est longue et difficile mais, l’espoir d’une solution durable est encore permis pour mettre fin aux contrats précaires.

Car après tout, la fin de la  catégorisation qui existe malgré nous entre le « Personnel de Budget régulier » et le « Personnel de coopération technique » constituera  un grand pas pour atteindre  la vision d’une « seule OIT » ; une vision qui ne prévaut pas toujours pas en dépit du fait que l’OIT prépare déjà son centenaire.

 

Mamadou Kaba SOUARE

 

 

 

 

 

 

[1] Nom connu par la rédaction

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