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Depuis mon arrivée au Comité du Syndicat du personnel, j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement quotidien de notre cadre professionnel : la Gouvernance de l’OIT, les différents départements de l’institution, mais aussi la variété des contrats, les subtilités de notre protection sociale (assurance maladie et système de retraite), notre statut fiscal un peu bizarre et qui évolue au fil des grades, ou encore les modalités de calcul de nos salaires et émoluments … Autant de normes, de pratiques, de dérogations expliquées ou pas, de petits arrangements historiques sur la base de conventions verbales ou d’accords plus ou moins écrits…  Et tellement de niches, mal connues et pourtant essentielles, qu’il m’a fallu, comme les autres membres du Comité j’imagine, ingurgiter au fil de l’eau, parfois jusqu’à la nausée….

J’ai tellement reçu d’informations qu’il arrive à mon cerveau, quinquagénaire et exténué, d’en rêver la nuit… toujours sur le mode d’un échange féérique avec je ne sais quelle princesse elfe en danger, laquelle saurait tellement plus de chose que moi, et aurait si peu de temps pour m’en parler… Ce rêve étrange est sans doute une conséquence de la passion de mon fils de 12 ans pour le « seigneur des anneaux » : série littéraire et cinématographique à l’univers fantastique vaguement fascinant, auquel je n’ai pas non plus compris grand-chose… et pour lequel j’ai besoin de débriefing réguliers !

En bref : ce que j’ai compris du seigneur des anneaux, c’est qu’Arwen, la princesse Elfe amoureuse du futur roi de Gondor, le royaume des humains, est un personnage clef : elle sait à peu près tout, mais ne peut rien sans l’action de ce guerrier, et risque d’ailleurs d’en mourir. « La Comté » quant à elle, est le lieu d’élection de petits être mignons, parfois querelleurs, les « hobbits », qui, en dépit de leur apparente faiblesse, permettront le rétablissement de l’équilibre universel par leur capacité à pondérer les excès du pouvoir.

Puisque j’ai vécu mon entrée à l’OIT comme un grand honneur, celui du droit de défendre et protéger les valeurs élevées d’une institution érigée sur les ruines de la guerre pour servir et protéger la justice sociale et la paix, il n’y a pas bien loin à la voir incarnée en princesse elfe, magnifique mais en danger, et survivant tant bien que mal sur les ruines d’une grandeur civilisationnelle, passée, et qui ne demande qu’à renaître.

Vous l’aurez compris, pour mon inconscient (et celui de mon fils), le hobbit c’est moi… Et vous tous, par extension.

Il lui fallait donc créer une belle interlocutrice, puissante et en danger, incarnation de notre institution, pour pouvoir converser avec elle. Cette belle princesse elfe, nous l’appellerons, pour plus de commodité, « Ilwen ».

Je me propose, au fil des blogs à venir, de vous révéler le détail nos conversations nocturnes au sein de « la comté » du personnel de l’OIT. Ces dernières traiteront pour commencer de notre protection sociale, et s’égayeront, au fil de nos conversations, sur des sujets comme la fiscalité, les modalités de calcul de nos salaires, la diversité de nos contrats, et le rôle de « la Comté »… Pardon : du Comité… Dans le maintien de l’équilibre nécessaire au bon fonctionnement de cet univers.

Si ces sujets vous intéressent, alors restez en ligne : on commence bientôt !

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